Je vous amène vers de l’un de nos grand coup de cœur de ce voyage en Bolivie : Direction l’altiplano pour 3 jours dans le parc national de Sajama, à 4h30 en voiture au Sud de La Paz.
Reach Sajama Park from La Paz
We leave the capital by car at 6 a.m. to avoid traffic jams. We are already passing uninterrupted lines of colectivos which invade the roads leading to the capital. It's impressive!
Some remarkable spots on the road
En chemin, quelques pauses sont possibles. La première nous permet d’observer de près des chullpas (des tours funéraires en adobe) où étaient enterrées les personnes les plus importantes du village (XIIIème au XVème siècle).
What is surprising is that even today the population brings offerings in front of these tombs (candy, coca leaves, etc.)
Carangas Curahuara
On fait également un petit détour par la ville de Curahuara de Carangas afin de visiter la merveilleuse église du XVIIe siècle.
This building had the function of helping the conversion of Bolivians to Catholicism. It is thus decorated on all sides with paintings representing paintings from the Old and New Testaments.
C’est un petit bijou à voir absolument lorsqu’on se rend à Sajama depuis La Paz. D’ailleurs les boliviens ne se sont pas trompés en la dénommant « la chapelle sixtine bolivienne ».
Find out about opening hours if you plan to visit. It was our driver who called before our arrival so that the church could be opened for us.
From there it is still 30 minutes to reach the entrance to the national park then almost 1 hour to cover the 15km that separate us from Tomarapi.
On croise enfin vigognes, lamas et alpagas dans des plaines désertiques. Le volcan Sajama est omniprésent dans ce paysage, plus haut sommet de Bolivie avec ses 6542m.
the spots not to be missed in Sajama Park
The church and the viewpoint
We go for a walk around our accommodation, just to take a first breath of high altitude air before sunset.
On est ici à 4300m et même après plusieurs semaines en haute altitude et sur du plat, il faut prendre son temps sinon la nature nous rappelle rapidement à la raison ! Par contre, on est émerveillés par la beauté simple de ces paysages grandioses. Quelque maisons, les animaux..et nous.
On va jusqu’au ‘mirador quebrada‘. Ça n’a pas grand chose d’un mirador car le seul point culminant ici est le volcan. Par contre, on domine un peu les pâturages creusés par les ruisseaux sortant de la montagne. On descend jusque là et on en traverse un à pied. L’eau est translucide et pas si froide malgré l’altitude. On est restés là un long moment juste à observer les lamas et les alpagas. Pas un bruit sauf le ruissellement de l’eau…le bonheur ! Un moment hors du temps dont je me souviendrai toute ma vie (avec quelques belles photos ramenées !)
On the way back we visit the Tomarapi church. It is one of the first colonial churches in the country, built in 1872. It is the symbol of this community, an isolated building in the middle of the altiplano plains, photographed by all travelers.
On the slopes of the Sajama volcano, towards the base camp
La première nuit a été un peu compliquée à cause de l’altitude. A La Paz, pourtant, nous étions déjà à 3600m. En position couchée, si on a le malheur de se réveiller, on a la désagréable sensation d’avoir du mal à respirer. Le petit déjeuner fait du bien. On nous allume le chauffage au gaz dans la pièce commune. C’est réconfortant car les petits matins sont très frais (quelques degrés à peine dehors). Par contre dés que le soleil pointe, il fait vite très chaud sur le plateau. Seul le vent nous rappelle parfois qu’on est quand même en haute altitude.
On part ce matin avec notre guide pour la journée (Xajier, le chef de la communauté) sur les flancs du nevado Sajama pour voir la forêt de queñuas. C’est, dit-on, la plus haute forêt du monde. Je m’attendais à une vraie forêt. Ce sont plutôt des petits arbustes de 2m maximum mais c’est déjà exceptionnel à ces altitudes. C’est une espèce aujourd’hui protégée.
On fait une première pause dans la montée puis nous voyant encore en forme, Xajier nous propose de monter un peu plus haut. Puis une seconde pause. La végétation a presque totalement disparue, à l’exception des mousses yareta qui ne poussent qu’à très haute altitude. On continue… On souffre de l’altitude. Le souffle est très court. Arrivés à 4970m, on a vraiment du mal mais l’objectif qu’on ne s’était jamais donné, on l’a maintenant ! 3h30 de montée, 450m de dénivelé….et notre premier (et probablement dernier) 5000m ! On est assez fiers ! très fiers même.
For the descent, it's obviously simpler and you can enjoy the fabulous landscape across the entire altiplano. We were down in 1 hour 15 minutes.
L’après-midi est finalement bien entamé. Xajier nous amène voir les aménagements de la répartition de l’eau entre les différentes familles de la communauté puis les ruines d’une église de l’époque coloniale. Nous passons enfin un moment encore très agréable avec le groupe de lamas et d’alpagas à côté de l’écolodge jusqu’au coucher du soleil.
Laguna Huanakota
La nuit suivante a été encore difficile. Pourtant nous avions une température idéale avec 2 radiateurs dans la chambre.
Je ne me sens pas bien au lever, à la limite du malaise. C’est probablement le contre-coup de notre HAUTE escapade d’hier. Les jambes en l’air, quelques feuilles de coca …et ça repart. Le programme de la journée me va du coup très bien. Cette fois, c’est un autre guide, Adrian, qui nous amène en 4×4 visiter d’autres points d’intérêt du parc.
I regret not walking more but in any case, given the distances, we couldn't have done otherwise.
C’est la difficulté de ce parc… et donc tout l’intérêt car du coup il y a très peu de touristes !
Tomarapi est à seulement 18km du village de Samaja… mais à 45 minutes de 4×4! Il y a des choses qu’on a du mal à comprendre quand on prépare le voyage depuis la France .
Our first stop of the day is at the edge of the Huayracot laguna.
Allez, faisons les difficiles. C’était beaucoup moins joli que les lagunas du Sud Lipez… Maintenant, être à 4300m d’altitude de bon matin et faire à pied le tour de la lagune en contemplant le vol des flamants roses et les troupeaux de lamas et alpagas qui broutent, le tout dans un silence merveilleux en contemplant le reflet du Sajama dans l’eau : Il ya pire !
On the way to the geysers
On passe ensuite par le village de Sajama pour rejoindre à 7km de là la zone des geysers. Cela m’a définitivement persuadée que mon choix de loger à Tomarapi était le bon. J’avais pourtant beaucoup hésité ! En effet, on découvre un village sans âme avec des habitants qui vous accostent pour vous proposer des hébergements dans leur humble habitation. Il y a aussi quelques tiendas, la plupart fermées en cette fin de matinée. On essaie de vous y vendre de quoi vous sustenter pour le déjeuner. Ce n’est vraiment pas notre trip. Je préfère vraiment la tranquillité et la solitude des alentours de Tomarapi. Côté pratique, certes, on est un peu plus près des sites remarquables (eaux thermales, geysers et plus loin lagunas de alturas, mais c’est à chaque fois à pied à au moins 2h de marche. Il faut avoir du temps…)
La zone des geysers est incroyable. Elle est moins impressionnante que certains endroits sur la planète où les geysers font plusieurs mètres, voire des dizaines de mètres de haut, mais l’ébullition juste à vos pieds de mares d’eau soufrées est impressionnante.
The environment is just as exceptional with a stream that zigzags between bubbling puddles, at the foot of 2 volcanoes.
Nous avons croisé un couple qui se baignait dans le ruisseau dont l’eau est réchauffée par les eaux soufrées qui s’y jettent. On a regretté de ne pas en faire de même !
In any case, we appreciated this place much more than the geyser area that we visited in South Lipez.
Thermal waters
It's already the middle of the day. We reach the “aguas termarles”. Here another Aymara community manages access.
On avait un peu peur de se retrouver à barboter avec un car de touristes. On est en fait seuls à profiter de ce bain d’eau chaude en pleine nature dans un grand bassin bétonné (ça c’est le côté le moins vendeur ) avec le nevado Sajama devant nous.
Ne me demandez pas quelle était la température de l’eau ! On est en Bolivie ! Impossible d’obtenir une information mais après tout, quelle importance ? (Probablement 35 à 38 degrés car on y était juste très bien dedans !)
At 4:30 p.m. we returned to Tomarapi, perfect timing to enjoy one last walk in the “fields” filled with alpacas and llamas. We really enjoy it. It’s the simple pleasure of watching them live and graze. Frankly, I couldn't see myself doing that at home, in a field of cows!
On assiste ce soir à un événement important pour la communauté. C’est aujourd’hui que passe le camion qui ravitaille le plateau 2 fois par mois. C’est quasi le seul moyen pour eux d’acheter des produits frais car il faut plusieurs heures de route pour atteindre la première ville. Tous n’ont pas non plus un moyen de locomotion.
Une dizaine de personnes attend son arrivée avec impatience. Le camion décharge ses marchandises. c’est un mélange étonnant de nourriture de première nécessité (quelques fruits et légumes, lait en poudre, sucre…), quelques vêtements (beaucoup de chapeaux ! C’est un indispensable ici avec ce soleil de plomb) et quelques articles de consommation courante. Mon dieu que nous sommes loin de notre société de consommation européenne !
In practice
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